Sexe et rencontre

Sadomasochisme : le droit de se faire mal ?

Dans le sadomasochisme il y a souffrance et plaisir sexuel et qui dit souffrance dit blessures, plaies. L’auteur des sévices est-il punit par la loi même si la victime est consentante ou peut-on librement blesser une personne dans le schéma habituel : « fais-moi mal, Maitresse anais ! », puisque c’est elle qui le demande ? La justice britannique et la Cour européenne des droits de l’homme ont été obligé de se pencher sur la complexité de la question avec la découverte en 1987 de casettes vidéo d’un club sadomaso. Des actes sexuels filmés sur une période de 10ans qui montraient des sévices des organes génitaux avec de la cire chaude, du papier de verre,… et aussi des corrections rituelles à main nue, au martinet ou des ceintures cloutées. Ils étaient tous adultes et consentants. En 1990, ils furent inculpés et déclarés coupables de violation de la loi des atteintes aux personnes de 1861 stipulant que : toute personne qui blesse ou inflige une douleur sérieuse à une autre personne illégalement et avec l’intention de nuire, avec ou sans armes ou instruments, est passible d’emprisonnement.

Entre consentement et moralité

Dans cette affaire, ces hommes été puni de 2 à 4 ans d’emprisonnements. Dans d’autres situations les « sévices » sont permis par la société mais certes ceux-ci sont plus anodins. Notamment, il y a les peercings, les tatouages ; votre tatoueur ne sera pas puni par la justice si vous le solliciter. Pourtant, nous y retrouvons aussi douleurs et « blessures » physiques que la personne ait consenti. Il y a aussi, une autre partie du corps (la seule d’ailleurs) qu’on peut vous amputer avec votre consentement sans raison médicale : le prépuce. La circoncision est une mutilation volontaire légale… enfin pas toujours vu que qu’elle est faite sur des enfants qui n’ont pas émit leur volonté.

Qu’est-ce qui diffère donc ? si ce n’est que les lois sont promulguées suivant la morale à un moment donné. Ces hommes ont été condamnés parce qu’ils ont infligé des douleurs et blessures à autrui mais en fait c’était leur choix de sexualité qu’on a jugé. Pour la plupart des gens ruer de coup quelqu’un sur un ring n’est pas choquant en revanche ressentir du plaisir sexuel avec des pratiques douloureuses est scandaleux. Le poids de la morale n’a pas été en leur faveur.

Cependant, dans des situations plus aggravées, la loi ne laisse pas de choix mais c’est compréhensible puisque la vie d’autrui est en danger. Comme par exemple assiter une personne se suicidant est considéré comme un homicide.

Concernant le droit de la vie privée

Ces hommes ont voulu faire valoir leur droit à la vie privée au cours du procès étant donné qu’ils étaient les seuls concernés. Depuis 1957, en Angleterre, l’homosexualité est ainsi décriminalisée si celui-ci demeure dans la sphère privée. Mais la Cour Européenne des droits de l’homme n’a pas donné raison à cette justification estimant que même si ces vidéos étaient intimes, parfois il est nécessaire que la justice s’en mèle. Elle a également reconnu le droit des états à se saisir de tout cas entrainant des blessures physiques.

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